Témoignage de Patrice Varenne

 
 

 
Voici quelques lignes pour vous faire partager une expérience inoubliable. Le « magique marathon de N.Y ». Après 10 semaines de préparation, Sylvie mon épouse, Mathilde ma fille, Franck mon ami et moi atterrissons à Newark. Après quelques minutes, dans le bus qui nous mène à l’hôtel, nous découvrons la ligne d’horizon de Manhattan, c’est tout simplement… MAGIQUE.  
 
Le jour J, dimanche 4 novembre 2007, réveil à 4h30mn, douche, gâteau énergétique, dernier checking et c’est parti, nous nous retrouvons avec Serge et Frank dans le bus qui nous conduit de Manhattan à Staten Island.Enfin nous sommes à fort Wadsworth lieu de rassemblement pour le départ  à 200 mètres en contrebas du Verrazzano Bridge. L’endroit est chaleureux, et très bien conçu pour patienter plus de 3 heures, tentes, boissons chaudes ou énergétiques, eaux nous sont proposées sans modération, sans attente et ce malgré les 38000 participants
 
Pour que la fête soit réussie, notre attente est agrémentée par un concert, un ciel bleu, et le soleil qui se montre extrêmement  généreux, en bref, les conditions sont excellentes. 
 
10h10mn le départ du 38ème Marathon de New York est donné, et je sais, pour avoir lu et relu des dizaines de fois le parcours vu du ciel, que le départ est en côte avec le passage du Verrazzano. Mais ce premier mile se déroule convenablement. Nous arrivons dans Brooklyn, là nous attend un public très chaleureux, il ne se passe pas une minute sans un morceau de musique, de chant ou d’encouragement avec des : Allez la France !  
 
 
NEW YORK, le MAGNIFIQUE 


Au passage du semi nous quittons Brooklyn et nous enchaînons deux difficultés, le passage du Pulaski Bridge qui nous conduit dans le Queens que nous quitterons 5 km plus tard avec le franchissement du Queensboro, à ce moment il faut s’accrocher. Dans la  deuxième partie du pont quel soulagement, on vit deux moments de bonheur, le premier et vous comprendrez aisément, ça descend, le deuxième vous entendez au loin le vrombissement de la foule qui augmente au fur et mesure que l’on se rapproche de Manhattan. En bas du Queensboro vous entrez dans Manhattan par la 1ère avenue avec des centaines de milliers de personnes qui vous accueillent avec des encouragements. 
 
En théorie plus de difficultés avant Central Park, et pourtant, petit moment  de solitude en remontant la 5éme qui s’étend à perte de vue.
 
Au 32ème nous entrons dans le cinquième quartier de NY, le Bronx. Deux petits ponts, avec leurs deux petites bosses suffisent à m’alerter sur des crampes imminentes, je ralentis, et  trouve une allure plus sure pour rallier l’arrivée en courant.

Maintenant, je sais qu’il reste «une grimpette et qu’il faut batailler jusqu'à la ligne et cela est confirmé par l’interview du maître de la discipline : Gebre, qui raconte son semi de réglage à N.Y. avec l’arrivée dans Central Park en disant Je cite « J’aurai pu courir en 58mn, mais les bosses dans Central Park m’ont fait perdre du temps » si il le dit…La prudence adoptée au 32 ème me permet de franchir la ligne, quelle joie !!! 

Enfin le retour à  pieds vers l’hôtel, la




fête continue, tous les passants que je croise me lancent des «congratulations» hum.. c’est bon !!! Dommage l’hôtel est proche de l’arrivée. 
 
Maintenant, je sais que Franck et Serge portent aussi la médaille du «finisher», je peux savourer pleinement ce marathon exceptionnel, le soir nous fêtons ce moment dans une « Steak house » devant une entrecôte de 400 gr arrosé avec modération c’était bon. 

J’ai accompli un rêve…vivement NY 2011

Patrice Varenne