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2 premières en 1 jour !

publié le 6 mai 2012 à 07:11 par courir a metz Metropole   [ mis à jour le·7 mai 2012 à 08:53 par Bertrand DECHERY ]
Une semaine après avoir effectué le trail des Roches à Saint Dié, je me demande ce que je vais faire ce week-end... Rester sur Metz ou tenter quelque chose de déraisonnable ? Finalement, je choisis la seconde option et suis parti pour une journée bien chargée en termes de course à pied.

En effet, le matin, je me dirige vers la Belgique à 1 heure de Metz, Arlon, où paraît-il Jeanne la Pucelle a finalement survécu, se maria et eut de beaux enfants. Tout naturellement, pour fêter sa mémoire, direction un camp militaire à proximité, le camp Lagland où se déroule le premier trail des Trévires. J'avais rencontré l'organisateur à Luxembourg sur le DKV-UrbanTrail, nous distribuions des tracts pour nos courses respectives et avions en commun d'avoir fait le Marathon Des Sables.
D'ailleurs, l'une des courses des Trévires, le 12Km, avait pour nom le mini trail des Sables. Rien que pour ce nom, je me suis dit que je ne pouvais pas le louper !!! Les autres courses avaient pour distance 25Km et 55Km.

L'ambiance est plutôt conviviale, beaucoup de personnes se connaissent. Après un petit briefing, nous allons au point de départ et partons tous ensemble les 3 distances à près de 250 concurrents. Après une petite mise en jambes où il fallait éviter les flaques d'eau (heureusement j'avais repéré le terrain), nous nous retrouvons à gravir à 4 reprises des dunes de sable qui n'ont rien à voir avec celles de Merzouga car gorgées d'eau. Une fois cette difficulté passée, nous nous retrouvons sur un parcours plutôt courant, constitué de chemins sablonneux et terreux. Je fais attention de ne pas dépasser les 160 pulsations/minutes car je sais que ma journée sera longue. Vers le 8ème kilomètre, nous nous retrouvons dans une sorte de ville fantôme, accueilli par un char d'assaut nous rappelant que nous sommes sur un terrain d'entrainement des forces belges. 

Puis nous finissons sur un petit chemin bien pentu digne des plus belles courses natures. Ce mini-trail des sables fut une belle mise en jambes rendue bien sympathique par les organisateurs, et je suppose que les autres distances sont certainement plus techniques. Le résultat : 1H10' pour finir dans le premier tiers.

Après avoir dégusté une bonne bière, Belgique oblige, et des chips, comme le veut la tradition, je retourne chez moi pour me reposer un peu.

Puis ensuite destination Epinal pour le 1er trail des pompiers qui a la particularité de se courir de nuit. Au programme 2 distances, 36km et 18km. Je choisis la plus petite distance, ce qui devrait être largement suffisant pour cette journée bien remplie. Nous sommes environ 350 sur les 2 parcours, avec un départ à 18H45 pour la longue distance et un à 20H15 pour ma part ainsi que Joël qui s'est décidé à venir à la dernière minute.
 
Cette fois-ci, l'organisation est des plus professionnelles avec vérification du matériel obligatoire avant d'entrer dans le sas de départ, un hommage à une pompier décédée récemment et un décompte en musique pour mettre l'ambiance.

Je décide, pour me sentir moins seul, de mettre mon casque sur les oreilles et écouter quelques morceaux bien choisis.

Nous nous enfonçons dès lors dans la forêt spinalienne sous la pénombre d'une nuit de pleine lune malheureusement cachée par les nuages et prenons dans un premier temps la direction du célèbre petit village de Dounoux mais sans s'y rendre pour autant, vers le lieu-dit Sainte Barbe, la patronne des pompiers. Les sensations sont bonnes, les montées sont dans un premier temps physiques mais correctes, je peux me lâcher dans les descentes. Le parcours est malgré tout très boueux et une petite pluie fait son apparition, ce qui ne me dérange guère en fait.

J'arrive au premier ravitaillement où les organisateurs nous avait concocté un petit parcours du combattant avant d'accéder aux victuailles. Pour une fois, il y a du cola à l'arrivée, preuve que je ne suis pas dans les derniers (au trail des Roches, les premiers avaient tout pris). Je m'attarde un peu sur le lieu et repars en me disant que la suite devrait bien se passer.  

Finalement, 2ème surprise des pompiers, les difficultés commencent à arriver. Tout d'abord un très beau passage à gué d'une quinzaine de mètres où j'ai de l'eau jusqu'aux mollets. Puis les dénivelés deviennent plus prononcés, notamment 2 descentes rendues très glissantes par les intempéries où la prudence est de mise. Malgré l'extrême précaution que nous pouvons y mettre, nous finissons pratiquement tous les pieds en l'air. Je m'en sors avec un beau retourné acrobatique sur lequel je me contracte le mollet gauche, et je me fait 2 petites torsions à la cheville droite facilitées par l'usure des piles de ma frontale qui n'éclairent plus grand chose... J'apprendrai plus tard que Joël, bien que loin devant moi, goûtera lui aussi les joies des chutes.

J'arrive au bout en 2H20' a priori vers la fin des 2 premiers tiers des participants avec une dernière surprise des organisateurs, un passage dans la neige carbonique. 

Mes mains sont très boueuses, et éraflées, j'ai un peu mal au mollet gauche, mais globalement je trouve que je m'en sors plutôt bien avec tous les efforts consentis le matin même et une semaine auparavant... En tous les cas, ce fut un très beau trail !

Je crois, au bout de cette journée, que je vais en finir par conclure que c'est vrai comme le suggère certaine, tout est possible et peut-être enchaînerai-je l'année prochaine le 55Km des Trévires avec le 36Km d'Epinal ;-)